jeudi 3 septembre 2026

Lauryn Hill à l'Accor Arena : Show & setlist

 

Lauryn Hill, la légende, faisait son grand retour à Paris hier soir.

L'occasion également de fêter les 30 ans de l'album culte ‘The Score’ (1996 - 22 Millions de disques écoulés).

Alors oui, elle est arrivée vers 21h 45 sur scène, et non ce n’est pas du tout un scandale comme j’ai pu lire ici et là sur la toile ! Je n’ai jamais vu un concert commencer à 20h pile (on n’est pas dans un Ehpad). Au contraire…ça fait monter l’ambiance et chauffe la salle naturellement. Axl Rose de la grande époque arrivait souvent vers minuit/01h (Guns n Roses  - alors le plus grand groupe du monde dans les années 90). On en est loin.

Côté show, quelques ajustements son/technique en début de concert laissent rapidement place à un spectacle en plusieurs parties, façon Lauryn Hill & Family, qui trouve vite sa vitesse de croisière… et son groove. Les musiciens sont américains, et ça joue ! Oui Lauryn Hill n’est pas toujours là. Elle laisse sa place à son vieux comparse Wyclef Jean ou ses 2 rejetons Zion & YG Marley (également petit fils de… 😊), mais quand elle est là whouaa… quelle présence…quelle voix ! la magie opère immédiatement.

Merci Madame & halte aux rageux.

La Setlist du show :

Fugees : Lauryn Hill & Wyclef Jean
Instrumental Intro (Wyclef Jean seul)
Vocab (Fugees) 
How Many Mics (Fugees) 
Zealots (Fugees) 
The Score (Fugees) 
The Beast (Fugees) 

Lauryn Hill seule
If I Ruled the World (Imagine That) (reprise de Nas)
Everything Is Everything
Lost Ones
Ex-Factor
To Zion


Zion Marley
chanson inconnue 
chanson inconnue
 
Three Little Birds (Bob Marley & The Wailers) 

Lauryn Hill seule
Final Hour
Every Ghetto, Every City
 
(court)
Doo Wop (That Thing)

YG Marley (avec Lauryn Hill en backing vocals)
chanson inconnue 
chanson inconnue 
Turn Your Lights Down Low (Bob Marley & The Wailers) 
Praise Jah in the Moonlight (a été rejouée, après un bug technique au milieu de la chanson)

Wyclef Jean seul
No Woman, No Cry (Bob Marley & The Wailers) 
911  
Maria Maria / Guantanamera / Mi Gente (Instrumental) / Hips Don't Lie (Shakira)

Fugees : Lauryn Hill & Wyclef Jean
Killing Me Softly With His Song (reprise Lori Lieberman)
Ready or Not (Fugees) 
Fu-Gee-La (Fugees)

Encore:
Fu-Gee-La (Fugees) (avec Wyclef Jean) Lauryn est revenue sur scène chanter le refrain avec toute la salle. 

Le retour de Royal Blood avec un single qui cogne !

 

Gros rouleaux compresseur Rock, ‘Ten Over Ten’ allie un groove énergique et sale, à une ligne de voix rageuse, avec parfois cette petite pointe d’arrogance anglaise. Le refrain et sa mélodie vous rentrent instantanément dans la tête, avant un dernier bridge final à l'arrière-gout ‘grunge’, vous rappelant certains bons vieux groupes de Seattle…

Un single qui tabasse.

Le 5éme album du duo anglais, intitulé 'Dead Company', sortira le 13 novembre prochain.  


 

mardi 1 septembre 2026

Prince : une pépite de 1991 écrite pour Céline Dion ressurgit au moment de son grand retour à Paris

En cette rentrée de septembre, toute la France est en effervescence avec la venue de Céline Dion pour une série de concerts (16 concerts exceptionnels du 12 septembre au 17 octobre 2026).

Et dans le même temps – bizarrement- un nouvel album de Prince est sorti dans la plus grande indifférence : ‘Timeless’ (28 aout 2026).


 Alors, certes, ce n’est pas vraiment un album, mais plutôt une compilation de vieilles pépites (enregistrements studio rares et inédits) couvrant toutes les différentes périodes du kid de Minnéapolis (1977 – 2016).

Et on y retrouve la ballade With This Tear, qui fut écrite pour Céline Dion (et incorporée dans son album ‘Céline Dion’ de 1992).

Mais cette fois, c’est la version d’origine de Prince (où il joue de tous les instruments sauf batterie et bass, idem pour toutes les backing vocals : by himself !) enregistrée le 19 novembre 1991 à Paisley Park, son fameux studio d'enregistrement à Minnéapolis.

Et pour ‘les petites histoires':  With This Tear, était destinée à Jevetta Steele mais fut finalement proposée à Céline Dion. D’ailleurs, lors de l’envoi de la track à l'artiste et son mari/manager René Angélil, Prince avait écrit une petite note spécifiant ‘"If I could choose the producer for this song, it would be Walter Afanasieff ». Coup de bol, Céline venait tout juste de commencer à travailler avec ce producteur.

Au final la chanson fut entièrement réenregistrée par Céline Dion et ses musiciens en janvier 1992, et produite par Walter Afanasieff.

Elle fut incluse – en dernière minute – dans l’album ‘Céline Dion’ remplaçant la reprise de la chanson ‘Calling you’…de Jevetta Steele !(la boucle est bouclée!)

Voici la version de Prince – l’originale, donc -  que je trouve plus ‘organique’, émouvante et flamboyante (je trouve d’ailleurs les chœurs de Prince bien meilleurs que ceux de la diva québécoise, sic!).

et la version Céline Dion (plus 'lisse' d'après moi).


 

lundi 31 août 2026

The Cure à Rock en Seine 2026 : setlist et video du concert événement

 

Magistral, Emouvant, Grandiose, tels sont les différents qualificatifs du concert des Cure hier soir à Rock en Seine.

Une chose est sûre, le groupe était vraiment content d’être là, la voix de Robert Smith ne change pas d’un iota et ce dernier était particulièrement ému à la fin du concert.

 Il y avait régnait un air de magie et de ‘temps suspendu’ hier soir sur le domaine de St Cloud…

Les videos se trouvent facilement sur youtube (voir plus bas).

Voici la Setlist:

Alone
Pictures of You
High
Lovesong
Burn
Fascination Street
Never Enough
alt.end
Push
In Between Days
Just Like Heaven
The Last Day of Summer
Three Imaginary Boys
A Night Like This
Secrets
Play for Today
A Forest
From the Edge of the Deep Green Sea
Endsong

Encore:

Lullaby
Wrong Number
The Walk
Mint Car
The Lovecats
Let's Go to Bed
Friday I'm in Love
Close to Me
Why Can't I Be You?
Boys Don't Cry 

 

Slash : mon interview exclusive et les coulisses de notre rencontre à Paris

Retour sur ma rencontre avec le guitariste des Guns n’Roses en 2012, à l’occasion de la promo de son album 'Apocalyptic love'. J'avais eu la chance de m'entretenir 30 minutes avec lui, pour mon boulot. Voici mon ressenti de l'époque.

 Article initialement publié en 2012 — mis à jour en 2026.

 

Moment magique, et mémorable (pour moi ! ).

Coté « émotions spontanées » : j’ai tout de suite été frappé par son style, son look, son apparence : on dirait le Slash des magazines. Le même. Comme un cartoon qui prend vie. Pas trop grand, pas petit non plus. Le pantalon en cuir, le haut de forme et les Ray-ban aviator verres miroir. Le Slash, en chair et en os. Pas d’escroquerie.

Je dis ça, car on est souvent surpris par l’apparence réelle des artistes qu’on rencontre : Shakira est toute petite (mais encore plus belle qu’à la télé !!!), Mike Patton est tout petit aussi, Joey Starr marche en canard, Dave Gahan a la classe totale et est bien plus beau en réel, Christina Aguilera est…moche, Katy Perry est un 'grand cheval' – oops pardon – c’est un ‘grand gabarit’, , etc…(cf :mes expériences pro).

Bref, ce qui m’a tout de suite sauté aux yeux c’est sa grosse montre au poignet. Rolex ou pas, Ségela aurait été content de constater cette 'réussite'. Je ne voyais que ça…elle me tapait à la gueule cette foutue tocante. Qui aurait cru que la bling bling mania si chère aux rappeurs west coast ou nos politiciens français allait toucher une légende du rock ? (je parle du look…y a belle lurette que nos Guns ont tous une villa à West Hollywood, Malibu ou Beverly Hills hein).

Trêve de plaisanterie, les bras de Slash font environ 2 fois les miens. Il parle clairement et on peut distinguer deux petites lueurs de lumières – bien ouvertes et droites : ses yeux ! – derrière chaque verre teinté de ses Ray-Ban.

J'ai tout de suite remarqué aussi sa mâchoire légèrement ‘rentrée’, et quelques peu figée, presque engourdie. Bizarre, pas très naturel…et j'ai compris immédiatement l’effet occasionné par des années de prises de drogues diverses et variées (coke, hero, speedball, excta…cf : sa biographie « Slash » - 2008). Attention ce n'est qu'un petit détail, rien à voir avec la paralysie faciale de son ex comparse des Guns et ami d'enfance Steven  Adler.

Poli (il serre à la main à toute l’équipe), un peu réservé, souriant, pas très bavard mais généreux dans ses réponses, Slash est clairement ‘perché’, mais n’en demeure pas mois ultra sympathique.. Bref, le mec qui a les 2 pieds sur terre, malgré le fait qu’il soit très très haut. Sic.

Boulot oblige (groupe TV mainstream pour lequel je bosse!) on a parlé de Johnny (qu'il connait), David Guetta et Fergie...mais aussi de Gojira (qu'il apprécie), de ses solos, la scène rock actuelle et des chansons les plus inattendues qu'il écoute…!

Entre 2 Interview Slash passe d’une suite à l’autre. Avec garde du corps, attaché de presse, maquilleuse.

Il laisse ses 2 portables, sa guitare, son autre chapeau devant mon équipe (cadreur, chargé de prod et moi) médusée, seule dans la pièce (pendant bien 25 minutes !).

C’est presque touchant cette insouciance…

(il avait un IPhone et un autre portable hyper cheap type Nokia 1er prix…là encore, bizarre).

  



dimanche 30 août 2026

LA pépite du moment : Nectar Woode - Wine into Water ft. Elton John

 


OK c'est sorti au tout début de l’été.

Douce ballade au piano, un peu pop et jazz, un peu soul et Rn’B, qui pourrait rappeler (l’immense) Corinne Bailey Rae, Wine into Water traite de la nostalgie de la fin de la jeunesse et du passage à l’âge adulte. C’est tout simplement sublime, et la voix – ou plutôt la ligne de voix, si juste, sans en rajouter ‘trois tonnes’ – nous plonge dans un sentiment de béatitude et de douceur instantané.

Et la présence de Elton John n’a strictement rien à voir avec la beauté de la chanson.

Il a juste accepté de jouer du piano sur cette chanson entièrement écrite par la jeune chanteuse compositrice anglaise. Il l'a suit depuis quelques années et en pense le plus grand bien.

Moi aussi.

Ce ne sera sûrement jamais un tube. Elle sera peut-être reprise dans une fin de série ou un générique final de film, tout au mieux.

En tout cas, moi je l’adore, je me la garde 😊 et je m’apprête à contre cœur à la rentrer dans la playlist – si longue – des chefs d’œuvres qui n’auront jamais ‘percé’…

A moins que ?


 

Le nouveau Down "Blood Oath"

 


 12 ans après leur dernière production (EP Down IV part 2) le supergroupe sludge de La Nouvelle-Orléans est de retour !

Cette fois la bande de Phil Anselmo (ce dernier semblant s'être sorti de sa léthargie et avoir retrouvé une nouvelle énergie, certainement grâce à la tournée de Pantera qui dure déjà depuis 3 ans) nous met vraiment l'eau à la bouche avec cet excellent premier single, issu du futur 5éme album 'Volume V' qui sortira le 22 novembre prochain.

"Blood Oath" commence par une intro à la guitare, bluesy et saturée, nous plongeant dans un climat 'crasseux' tout droit sorti du bayou. Puis c'est là que ça devient intéressant : le morceau démarre et fait place à un énorme riff mid tempo sludge -sûrement le meilleur pondu par Down depuis...Down II: A Bustle in Your Hedgerow ! (2002) - lourd, 'rentre-dedans' et groovy à souhait. Head-banging en mode: ON!

Ça sent 'les débuts' du groupe, un petit retour aux sources, et on pensera inévitablement à 'Bury me in smoke' (Premier album 'Down'  1995), avec une production plus puissante et massive.

La voix d'Anselmo est certes moins tranchante et créative que jadis, mais la ligne de voix - dans un registre grave assumé - colle parfaitement au riff et porte la signature légendaire du King of métal. Well done Phil ! 

Morceaux lourds dans ce style ? Ballades et interludes bluesy & Vaudou ? Up-tempo Sludge & brutaux ? On attend avec impatience 'Down V' le 22 novembre prochain.