dimanche 30 août 2026

LA pépite du moment : Nectar Woode - Wine into Water ft. Elton John

 


OK c'est sorti au tout début de l’été.

Douce ballade au piano, un peu pop et jazz, un peu soul et Rn’B, qui pourrait rappeler (l’immense) Corinne Bailey Rae, Wine into Water traite de la nostalgie de la fin de la jeunesse et du passage à l’âge adulte. C’est tout simplement sublime, et la voix – ou plutôt la ligne de voix, si juste, sans en rajouter ‘trois tonnes’ – nous plonge dans un sentiment de béatitude et de douceur instantané.

Et la présence de Elton John n’a strictement rien à voir avec la beauté de la chanson.

Il a juste accepté de jouer du piano sur cette chanson entièrement écrite par la jeune chanteuse compositrice anglaise. Il l'a suit depuis quelques années et en pense le plus grand bien.

Moi aussi.

Ce ne sera sûrement jamais un tube. Elle sera peut-être reprise dans une fin de série ou un générique final de film, tout au mieux.

En tout cas, moi je l’adore, je me la garde 😊 et je m’apprête à contre cœur à la rentrer dans la playlist – si longue – des chefs d’œuvres qui n’auront jamais ‘percé’…

A moins que ?


 

Le nouveau Down "Blood Oath"

 


 12 ans après leur dernière production (EP Down IV part 2) le supergroupe sludge de La Nouvelle-Orléans est de retour !

Cette fois la bande de Phil Anselmo (ce dernier semblant s'être sorti de sa léthargie et avoir retrouvé une nouvelle énergie, certainement grâce à la tournée de Pantera qui dure déjà depuis 3 ans) nous met vraiment l'eau à la bouche avec cet excellent premier single, issu du futur 5éme album 'Volume V' qui sortira le 22 novembre prochain.

"Blood Oath" commence par une intro à la guitare, bluesy et saturée, nous plongeant dans un climat 'crasseux' tout droit sorti du bayou. Puis c'est là que ça devient intéressant : le morceau démarre et fait place à avec un énorme riff mid tempo sludge -sûrement le meilleur pondu par Down depuis...Down II: A Bustle in Your Hedgerow ! (2002) - lourd, 'rentre-dedans' et groovy à souhait. Méga accrocheur et entraînant, le head-banging arrive naturellement.  

Ça sent 'les débuts' du groupe, un petit retour aux sources, et on pensera inévitablement à 'Bury me in smoke' (Premier album 'Down'  1995), avec une production puissante et massive.

La voix d'Anselmo est certes moins tranchante et créative que jadis, mais la ligne de voix - dans un registre grave assumé - colle parfaitement au riff et porte la signature légendaire du King of métal. Well done Phil ! 

Morceaux lourds dans ce style ? Ballades et interludes bluesy & Vaudou ? Up-tempo Sludge & brutaux ? On attend avec impatience 'Down V' le 22 novembre prochain.


 

lundi 28 mars 2022

Taylor Rest in Peace

 Tristesse infinie avec la mort de Taylor Hawkins, le batteur des Foo Fighters.

 

                 les Foo Fighters à Rock En Seine - 2005 - Pic by Fabrice Crenel

 Je me souviens les avoir vu au Trabendo en 2002. Ca sentait le Rock et la sueur...

En 2011 à Rock En Seine, où - chanceux d'être sur scène - j'avais pu voir sous mes yeux un véritable rouleau compresseur de puissance et de groove. Taylor avait toujours le sourire aux lèvres, enfin quand on arrivait à le voir sous ses cheveux en constant mouvement.

 

                                Rock en Seine 2011 - Pic by Me :-)

 Puis à Bercy en 2017. Les Foo étaient devenus une machine à Aréna. Show bétonné et carré. Mais les dernières compos dont "Run" étaient super efficaces, avec toujours cette petite harmonie et mélodie sous-jacente qui éveille l'émotion.

Taylor déclarait il y a quelques jours tout son amour à Dave Grohl : "Putain j'aime Dave Grohl...sans Dave Grohl, je livrerai des pizzas ou serai le manager de la section batterie à Guitar Center".

Un coeur gros comme ça. always Smilin'.

Moi je t'aime Taylor.

Rest In Peace.


Bob Dylan a-t-il plagié Alain Bashung ?

 Moi je dis rien, mais je trouve qu'il y a quand même un fort air de ressemblance entre ces deux morceaux...

 Alain Bashung - "Bijou, Bijou" - 1979




Bob Dylan - "Not Dark Yet" - 1997

 


 

mercredi 17 février 2021

Gojira : new album & single !

Voilà la vraie "Victoire" de la musique en France ! 

Gojira revient avec un nouvel album 'Fortitude' le 30 avril prochain.

 

 "Fortitude" track listing:

01. Born For One Thing
02. Amazonia
03. Another World
04. Hold On
05. New Found
06. Fortitude
07. The Chant
08. Sphinx
09. Into The Storm
10. The Trails
11. Grind

En avant gôut 'Born For One thing' et sa rythmique 'gojirienne' dévastatrice et un petit refrain qui sent bon le Killing Joke 1ere époque ! 


 



jeudi 12 novembre 2020

Un peu moins connu que Joy Division ou The Cure

 The Sound, ce groupe de post-punk de South London crée en 1979, n'a pas eu le succès attendu.

Il en reste ce très intéressant "From The Lions Mouth" (2ème album, 1981) qui devrait ravir les fans des premiers Cure, Killing Joke et Joy Division.

Jolie étoile filante...

 


 


Le meilleur album métal de 2020...date de 1986 !

 


 Nous sommes en 1985 et c’est l’histoire de 3 post-ado, vivant dans la petite ville d’Eureka (ça ne s’invente pas… vive les USA !) dans le Nord de la Californie: Mike Patton, Trey Spruance et Trevor Dunn.

Ils fondent un groupe de lycée qui s’appelle Mr Bungle et sortent très vite leur 1ere démo, la bien nommée : The Raging Wrath of the Easter Bunny  [littéralement : "La divine colère du lapin de Pâques"] à la période de Pâque 1986 (cqfd !).

Se voulant Death-metal mais étant essentiellement Thrash, voir Speed-métal, cette première démo est enregistrée avec des moyens rudimentaires et se veut 100% Low-Fi assumée (tant qu'à faire !).
Les Trois musiciens sont fortement inspirés à l’époque par les ténors du Trash metal, genre avec une scène en pleine ébullition, dont les principaux chefs de fils sont Slayer !
Les démos se succèdent, Mike Patton, jeune chanteur charismatique et un peu fou, intègre le grand groupe espoir US de San Francisco Faith No More fin 1988, et « the rest is History »…

34 ans plus tard Mike Patton est devenue une légende de la musique (Rock et Contemporain).

Trey Spruance est un guitariste et producteur émérite qui enchaîne les projets les plus barrés possibles et Trevor Dunn un musicien de studio et de sessions plutôt rangé et discret.

Mr Bungle a sorti 3 albums sur la major Warner Music, et n'a plus donné signe de vie depuis 1999.

 Et courant 2019, une sensation d’inachevée tenace les foudroyant instantanément, les 3 musiciens – toujours plus ou moins en contact -  ont la lumineuse idée (Eureka !!!) de reformer Mr Bungle et ré-enregistrer leur 1ere démo ‘The Raging Wrath of the Easter Bunny’, mais cette fois, avec leur nouveaux copains/véritables légendes du métal US (qui étaient aussi leurs IDOLES back in 1985…) : Scott Ian (Anthrax) et Dave Lombardo (batteur de Slayer) !
 Après quelques dates aux USA dans ce line-up au début de l’année 2020 (pré-Covid area), la démo, ré-enregistrée, cette fois par des musiciens accomplis (et ceux qui avaient à l’époque influencés les premiers…vous me suivez ?) et avec le matériel technique de 2020, voit le jour !

Résultat : un album de Thrash sans compromis (à part peut-être une petite intro guitare à la Stanley Myers en opener) qui bastonne sans relâche pendant 56 minutes.

Double pédales pleine balle, riffs en mode surmultipliés, murs de guitares aiguisés comme une scie sauteuse, et hurlements « sous camisole » Pattoniens à gogo. Pas le temps pour les crooneries habituelles en live ou switch en mode acoustique.

Les chansons sont parfois assez complexes au niveau structure mais les changements de directions sont fluides et l’énergie omniprésente. Un peu comme si on avait du Slayer survitaminé avec quelques fantaisies groovy hardcore et une voix folle qui s’emballe « anti-clichés-metal-80ies-je-part-dans-les-aigues » posée sur le tout.

La prod, certes assez monolithique, est carrée et ultra propre, augmentant l’aspect chirurgicale et précis de ce brûlot sonore implacable.

 

En terme de résultats , Mr Bungle n'avait jamais atteint ce genre de classement. Un succès.


 Bref, un rêve d’ado se réalise. La boucle est bouclée. Est-ce qu’on ne tiendrait pas là l’album métal de l’année 2020, 34 ans après sa conception ?

Une belle histoire en tout cas.

mercredi 11 novembre 2020

Souvenir de tournages : Fishbone

  

Angelo Moore (chant), myself & Norwood Fisher (basse) - 5 janvier 2013, Paris.

Ils faisaient la 1ere partie de Shaka Ponk (il me semble que le chanteur ou le batteur est fan aussi...le groupe était invité et avait fait l'aller-retour de L.A spécialement pour ce concert) à Bercy.

Je devais interviewer les Shaka pour ma chaîne et j'en ai profité pour faire celle de Fishbone également ! 

Bonheur de rencontrer deux de mes idoles, ça arrive rarement dans ce métier...
Et pour le sentiment dégagé : des mecs super cools et 'down to earth'. Pas de mauvaises surprises, comme ça peut souvent arriver quand on rencontre des artistes qu'on adore.
Comme d'hab : c'est souvent les "grands et talentueux" artistes qui sont les plus accessibles, moins 'melonnés' et sympas (la tournure inverse étant très souvent vérifiée ahaha).

Pour ceux qui connaissent peu ou pas ces pionniers du Rock/Funk Fusion des 80ies et 90ies - bien trop sous-estimés et qui n'ont pas eu la reconnaissance méritée à mon goût -  voici un de leur morceau les plus connus, qui me file le smile et me booste à chaque écoute!
Angelo Moore étant un des plus grands frontman du Rock - Ever !- et Norwood Fisher appartient aux groupes des bassistes qui ont révolutionné l'utilisation du slap/ lignes grooves dans le Rock/Métal (avec Flea, Robert Trujillo...).
 

Fishbone seraient actuellement en train de préparer un nouvel album - dans son line-up quasi 'original' - produit par Fat Mike (NOFX).



dimanche 8 novembre 2020

Netflix / Emily in Paris : BO indie-chic soignée !

 Qu’on aime ou pas la série – trop stéréotypée pour certains (les français !), parfaitement réaliste pour d’autres (les cadres étrangers vivant en France hé hé), la musique, méticuleusement supervisée par Brienne Rose (une cador dans le milieu) est truffée de pépites.

Plutôt que de tomber dans le piège des vieux tubes français, issu d’un-temps-que-les-moins-de-20-ans-ne-peuvent-pas-connaître et inconnus worldwidly, l’electro 2.0 des années 2000 /la pop versaillaise déjà entendue 14000 fois, ou encore la prod musicale type ‘musicométre’ – souvent sans saveur -  qui peut totalement dénaturer l’œuvre, les producteurs ont choisi l’axe Indépendant, voir Underground.

Certes, on retrouve de-ci de-là une Sia, Edith Piaf, La femme ou le très tendance Kid Francescoli mais la soundtrack est aussi composée de certains artistes du catalogue indépendant Alter-K telle que la japonaise Kumisolo et son titre phare de la BO « Ce soir » (un régal de pop rétro) :


 Mais également parmi les Highlights de la BO, des titres électro-pop soignés : 

 « Again » The George Kaplan Consipracy

« Standing in this dream » My Dear

 

 De la Pop fraîche et bien sentie :

« Dream » Husbands

« The Break » Estella

« Bunga Bunga » Nous non plus

« La Paix» Barbagallo


  En faisant le choix de ces tracks « quali » & indie, la série monte en gamme. Netflix va à contre-courant de la hype mainstream ambiante, prouvant encore son business éclairé et plus que tout cela, des artistes indépendants ou peu connus s’offrent une vitrine exceptionnelle.

Après sa mise en ligne le vendredi 2 octobre, la comédie s’est classée n°1 dans plus de 60 pays à travers le monde, dont les Etats-Unis et la France.

Artistes, producteur, spectateurs : c’est du win/win pour tout le monde.