Douce ballade au piano, un peu pop et jazz, un peu soul et
Rn’B, qui pourrait rappeler (l’immense) Corinne Bailey Rae, Wine into Water
traite de la nostalgie de la fin de la jeunesse et du passage à l’âge adulte. C’est
tout simplement sublime, et la voix – ou plutôt la ligne de voix, si juste,
sans en rajouter ‘trois tonnes’ – nous plonge dans un sentiment de béatitude et de
douceur instantané.
Et la présence de Elton John n’a strictement rien
à voir avec la beauté de la chanson.
Il a juste accepté de jouer du piano sur cette chanson entièrement
écrite par la jeune chanteuse compositrice anglaise. Il l'a suit depuis quelques
années et en pense le plus grand bien.
Moi aussi.
Ce ne sera sûrement jamais un tube. Elle sera peut-être
reprise dans une fin de série ou un générique final de film, tout au mieux.
En tout cas, moi je l’adore, je me la garde 😊 et je m’apprête à
contre cœur à la rentrer dans la playlist – si longue – des chefs d’œuvres qui
n’auront jamais ‘percé’…
12 ans après leur dernière production (EP Down IV
part 2) le supergroupe sludge de La Nouvelle-Orléans est de retour !
Cette fois la bande de Phil Anselmo (ce dernier semblant
s'être sorti de sa léthargie et avoir retrouvé une nouvelle énergie,
certainement grâce à la tournée de Pantera qui dure déjà depuis 3 ans) nous met
vraiment l'eau à la bouche avec cet excellent premier single, issu du futur
5éme album 'Volume V' qui sortira le 22 novembre prochain.
"Blood Oath" commence par une intro à la
guitare, bluesy et saturée, nous plongeant dans un climat 'crasseux' tout droit
sorti du bayou. Puis c'est là que ça devient intéressant : le morceau démarre
et fait place à avec un énorme riff mid tempo sludge -sûrement le meilleur
pondu par Down depuis...Down II: A Bustle in Your Hedgerow ! (2002) -
lourd, 'rentre-dedans' et groovy à souhait. Méga accrocheur et entraînant,
le head-banging arrive naturellement.
Ça sent 'les débuts' du groupe, un petit retour aux sources,
et on pensera inévitablement à 'Bury me in smoke' (Premier album 'Down'
1995), avec une production puissante et massive.
La voix d'Anselmo est certes moins tranchante et créative
que jadis, mais la ligne de voix - dans un registre grave assumé - colle
parfaitement au riff et porte la signature légendaire du King of métal. Well
done Phil !
Morceaux lourds dans ce style ? Ballades et interludes
bluesy & Vaudou ? Up-tempo Sludge & brutaux ? On attend avec
impatience 'Down V' le 22 novembre prochain.
Tristesse infinie avec la mort de Taylor Hawkins, le batteur des Foo Fighters.
les Foo Fighters à Rock En Seine - 2005 - Pic by Fabrice Crenel
Je me souviens les avoir vu au Trabendo en 2002. Ca sentait le Rock et la sueur...
En 2011 à Rock En Seine, où - chanceux d'être sur scène - j'avais pu voir sous mes yeux un véritable rouleau compresseur de puissance et de groove. Taylor avait toujours le sourire aux lèvres, enfin quand on arrivait à le voir sous ses cheveux en constant mouvement.
Rock en Seine 2011 - Pic by Me :-)
Puis à Bercy en 2017. Les Foo étaient devenus une machine à Aréna. Show bétonné et carré. Mais les dernières compos dont "Run" étaient super efficaces, avec toujours cette petite harmonie et mélodie sous-jacente qui éveille l'émotion.
Taylor déclarait il y a quelques jours tout son amour à Dave Grohl : "Putain j'aime Dave Grohl...sans Dave Grohl, je livrerai des pizzas ou serai le manager de la section batterie à Guitar Center".
Voilà la vraie "Victoire" de la musique en France !
Gojira revient avec un nouvel album 'Fortitude' le 30 avril prochain.
"Fortitude" track listing:
01. Born For One Thing 02. Amazonia 03. Another World 04. Hold On 05. New Found 06. Fortitude 07. The Chant 08. Sphinx 09. Into The Storm 10. The Trails 11. Grind
En avant gôut 'Born For One thing' et sa rythmique 'gojirienne' dévastatrice et un petit refrain qui sent bon le Killing Joke 1ere époque !
Nous sommes en 1985 et c’est l’histoire de 3 post-ado,
vivant dans la petite ville d’Eureka (ça ne s’invente pas… vive les USA !) dans le Nord de la Californie: Mike Patton, Trey Spruance et Trevor Dunn.
Ils fondent un groupe de lycée qui s’appelle Mr Bungle et
sortent très vite leur 1ere démo, la bien nommée : The Raging Wrath of
the Easter Bunny [littéralement : "La divine colère du lapin de Pâques"] à la période de
Pâque 1986 (cqfd !).
Se voulant Death-metal mais étant essentiellement Thrash,
voir Speed-métal, cette première démo est enregistrée avec des moyens rudimentaires
et se veut 100% Low-Fi assumée (tant qu'à faire !).
Les Trois musiciens sont fortement inspirés à l’époque par
les ténors du Trash metal, genre avec une scène en pleine ébullition, dont les
principaux chefs de fils sont Slayer !
Les démos se succèdent, Mike Patton, jeune chanteur
charismatique et un peu fou, intègre le grand groupe espoir US de San Francisco
Faith No More fin 1988, et « the
rest is History »…
34 ans plus tard Mike Patton est devenue une légende de la
musique (Rock et Contemporain).
Trey Spruance est un guitariste et producteur émérite qui enchaîne
les projets les plus barrés possibles et Trevor Dunn un musicien de studio et
de sessions plutôt rangé et discret.
Mr Bungle a sorti 3 albums sur la major Warner Music, et n'a plus donné signe de vie depuis 1999.
Et courant 2019, une sensation d’inachevée tenace les
foudroyant instantanément, les 3 musiciens – toujours plus ou moins en contact
- ont la lumineuse idée (Eureka !!!)
de reformer Mr Bungle et ré-enregistrer leur 1ere démo ‘The Raging Wrath of
the Easter Bunny’, mais cette fois, avec leur nouveaux copains/véritables légendes du métal US (qui étaient
aussi leurs IDOLES back in 1985…) : Scott Ian (Anthrax) et Dave Lombardo
(batteur de Slayer) !
Après quelques dates aux USA dans ce line-up au début de l’année
2020 (pré-Covid area), la démo, ré-enregistrée, cette fois par des musiciens
accomplis (et ceux qui avaient à l’époque influencés les premiers…vous me
suivez ?) et avec le matériel technique de 2020, voit le jour !
Résultat :
un album de Thrash sans compromis (à part peut-être une petite intro guitare à
la Stanley Myers en opener) qui bastonne sans relâche pendant 56 minutes.
Double
pédales pleine balle, riffs en mode surmultipliés, murs de guitares aiguisés
comme une scie sauteuse, et hurlements « sous camisole » Pattoniens à gogo.
Pas le temps pour les crooneries habituelles en live ou switch en mode
acoustique.
Les chansons
sont parfois assez complexes au niveau structure mais les changements de
directions sont fluides et l’énergie omniprésente. Un peu comme si on avait du
Slayer survitaminé avec quelques fantaisies groovy hardcore et une voix folle
qui s’emballe « anti-clichés-metal-80ies-je-part-dans-les-aigues »
posée sur le tout.
La prod,
certes assez monolithique, est carrée et ultra propre, augmentant l’aspect chirurgicale
et précis de ce brûlot sonore implacable.
En terme de résultats , Mr Bungle n'avait jamais atteint ce genre de classement. Un succès.
Bref, un rêve d’ado se réalise. La boucle est bouclée.
Est-ce qu’on ne tiendrait pas là l’album métal de l’année 2020, 34 ans après sa conception ?
Angelo Moore (chant), myself & Norwood Fisher (basse) - 5 janvier 2013, Paris.
Ils faisaient la 1ere partie de Shaka Ponk (il me semble que le chanteur ou le batteur est fan aussi...le groupe était invité et avait fait l'aller-retour de L.A spécialement pour ce concert) à Bercy.
Je devais interviewer les Shaka pour ma chaîne et j'en ai profité pour faire celle de Fishbone également !
Bonheur de rencontrer deux de mes idoles, ça arrive rarement dans ce métier...
Et pour le sentiment dégagé : des mecs super cools et 'down to earth'. Pas de mauvaises surprises, comme ça peut souvent arriver quand on rencontre des artistes qu'on adore.
Comme d'hab : c'est souvent les "grands et talentueux" artistes qui sont les plus accessibles, moins 'melonnés' et sympas (la tournure inverse étant très souvent vérifiée ahaha).
Pour ceux qui connaissent peu ou pas ces pionniers du Rock/Funk Fusion des 80ies et 90ies - bien trop sous-estimés et qui n'ont pas eu la reconnaissance méritée à mon goût - voici un de leur morceau les plus connus, qui me file le smile et me booste à chaque écoute!
Angelo Moore étant un des plus grands frontman du Rock - Ever !- et Norwood Fisher appartient aux groupes des bassistes qui ont révolutionné l'utilisation du slap/ lignes grooves dans le Rock/Métal (avec Flea, Robert Trujillo...).
Fishbone seraient actuellement en train de préparer un nouvel album - dans son line-up quasi 'original' - produit par Fat Mike (NOFX).
Qu’on aime ou pas la série – trop stéréotypée pour certains
(les français !), parfaitement réaliste pour d’autres (les cadres
étrangers vivant en France hé hé), la musique, méticuleusement supervisée par
Brienne Rose (une cador dans le milieu) est truffée de pépites.
Plutôt que de tomber dans le piège des vieux tubes français,
issu d’un-temps-que-les-moins-de-20-ans-ne-peuvent-pas-connaître et
inconnus worldwidly, l’electro 2.0 des années 2000 /la pop versaillaise déjà
entendue 14000 fois, ou encore la prod musicale type ‘musicométre’ – souvent sans
saveur - qui peut totalement dénaturer l’œuvre,
les producteurs ont choisi l’axe Indépendant, voir Underground.
Certes, on retrouve de-ci de-là une Sia, Edith Piaf, La
femme ou le très tendance Kid Francescoli mais la soundtrack est aussi composée
de certains artistes du catalogue indépendant Alter-K telle que la japonaise
Kumisolo et son titre phare de la BO « Ce soir » (un
régal de pop rétro) :
Mais également parmi les Highlights de la BO, des titres électro-pop soignés :
« Again » The George Kaplan Consipracy
« Standing in this dream » My Dear
De la Pop fraîche et bien sentie :
« Dream » Husbands
« The Break » Estella
« Bunga Bunga » Nous non plus
« La Paix» Barbagallo
En faisant le choix de ces tracks « quali » & indie,
la série monte en gamme. Netflix va à contre-courant de la hype mainstream
ambiante, prouvant encore son business éclairé et plus que tout cela, des
artistes indépendants ou peu connus s’offrent une vitrine exceptionnelle.
Après sa mise en ligne le vendredi 2 octobre, la comédie s’est
classée n°1 dans plus de 60 pays à travers le monde, dont les Etats-Unis et la France.
Artistes, producteur, spectateurs : c’est du win/win
pour tout le monde.