mardi 1 septembre 2026

Prince : une pépite de 1991 écrite pour Céline Dion ressurgit au moment de son grand retour à Paris

En cette rentrée de septembre, toute la France est en effervescence avec la venue de Céline Dion pour une série de concerts (16 concerts exceptionnels du 12 septembre au 17 octobre 2026).

Et dans le même temps – bizarrement- un nouvel album de Prince est sorti dans la plus grande indifférence : ‘Timeless’ (28 aout 2026).


 Alors, certes, ce n’est pas vraiment un album, mais plutôt une compilation de vieilles pépites (enregistrements studio rares et inédits) couvrant toutes les différentes périodes du kid de Minnéapolis (1977 – 2016).

Et on y retrouve la ballade With This Tear, qui fut écrite pour Céline Dion (et incorporée dans son album ‘Céline Dion’ de 1992).

Mais cette fois, c’est la version d’origine de Prince (où il joue de tous les instruments sauf batterie et bass, idem pour toutes les backing vocals : by himself !) enregistrée le 19 novembre 1991 à Paisley Park, son fameux studio d'enregistrement à Minnéapolis.

Et pour ‘les petites histoires':  With This Tear, était destinée à Jevetta Steele mais fut finalement proposée à Céline Dion. D’ailleurs, lors de l’envoi de la track à l'artiste et son mari/manager René Angélil, Prince avait écrit une petite note spécifiant ‘"If I could choose the producer for this song, it would be Walter Afanasieff ». Coup de bol, Céline venait tout juste de commencer à travailler avec ce producteur.

Au final la chanson fut entièrement réenregistrée par Céline Dion et ses musiciens en janvier 1992, et produite par Walter Afanasieff.

Elle fut incluse – en dernière minute – dans l’album ‘Céline Dion’ remplaçant la reprise de la chanson ‘Calling you’…de Jevetta Steele !(la boucle est bouclée!)

Voici la version de Prince – l’originale, donc -  que je trouve plus ‘organique’, émouvante et flamboyante (je trouve d’ailleurs les chœurs de Prince bien meilleurs que ceux de la diva québécoise, sic!).

et la version Céline Dion (plus 'lisse' d'après moi).


 

lundi 31 août 2026

The Cure à Rock en Seine 2026 : setlist et video du concert événement

 

Magistral, Emouvant, Grandiose, tels sont les différents qualificatifs du concert des Cure hier soir à Rock en Seine.

Une chose est sûre, le groupe était vraiment content d’être là, la voix de Robert Smith ne change pas d’un iota et ce dernier était particulièrement ému à la fin du concert.

 Il y avait régnait un air de magie et de ‘temps suspendu’ hier soir sur le domaine de St Cloud…

Les videos se trouvent facilement sur youtube (voir plus bas).

Voici la Setlist:

Alone
Pictures of You
High
Lovesong
Burn
Fascination Street
Never Enough
alt.end
Push
In Between Days
Just Like Heaven
The Last Day of Summer
Three Imaginary Boys
A Night Like This
Secrets
Play for Today
A Forest
From the Edge of the Deep Green Sea
Endsong

Encore:

Lullaby
Wrong Number
The Walk
Mint Car
The Lovecats
Let's Go to Bed
Friday I'm in Love
Close to Me
Why Can't I Be You?
Boys Don't Cry 

 

Slash : mon interview exclusive et les coulisses de notre rencontre à Paris

Retour sur ma rencontre avec le guitariste des Guns n’Roses en 2012, à l’occasion de la promo de son album 'Apocalyptic love'. J'avais eu la chance de m'entretenir 30 minutes avec lui, pour mon boulot. Voici mon ressenti de l'époque.

 Article initialement publié en 2012 — mis à jour en 2026.

 

Moment magique, et mémorable (pour moi ! ).

Coté « émotions spontanées » : j’ai tout de suite été frappé par son style, son look, son apparence : on dirait le Slash des magazines. Le même. Comme un cartoon qui prend vie. Pas trop grand, pas petit non plus. Le pantalon en cuir, le haut de forme et les Ray-ban aviator verres miroir. Le Slash, en chair et en os. Pas d’escroquerie.

Je dis ça, car on est souvent surpris par l’apparence réelle des artistes qu’on rencontre : Shakira est toute petite (mais encore plus belle qu’à la télé !!!), Mike Patton est tout petit aussi, Joey Starr marche en canard, Dave Gahan a la classe totale et est bien plus beau en réel, Christina Aguilera est…moche, Katy Perry est un 'grand cheval' – oops pardon – c’est un ‘grand gabarit’, , etc…(cf :mes expériences pro).

Bref, ce qui m’a tout de suite sauté aux yeux c’est sa grosse montre au poignet. Rolex ou pas, Ségela aurait été content de constater cette 'réussite'. Je ne voyais que ça…elle me tapait à la gueule cette foutue tocante. Qui aurait cru que la bling bling mania si chère aux rappeurs west coast ou nos politiciens français allait toucher une légende du rock ? (je parle du look…y a belle lurette que nos Guns ont tous une villa à West Hollywood, Malibu ou Beverly Hills hein).

Trêve de plaisanterie, les bras de Slash font environ 2 fois les miens. Il parle clairement et on peut distinguer deux petites lueurs de lumières – bien ouvertes et droites : ses yeux ! – derrière chaque verre teinté de ses Ray-Ban.

J'ai tout de suite remarqué aussi sa mâchoire légèrement ‘rentrée’, et quelques peu figée, presque engourdie. Bizarre, pas très naturel…et j'ai compris immédiatement l’effet occasionné par des années de prises de drogues diverses et variées (coke, hero, speedball, excta…cf : sa biographie « Slash » - 2008). Attention ce n'est qu'un petit détail, rien à voir avec la paralysie faciale de son ex comparse des Guns et ami d'enfance Steven  Adler.

Poli (il serre à la main à toute l’équipe), un peu réservé, souriant, pas très bavard mais généreux dans ses réponses, Slash est clairement ‘perché’, mais n’en demeure pas mois ultra sympathique.. Bref, le mec qui a les 2 pieds sur terre, malgré le fait qu’il soit très très haut. Sic.

Boulot oblige (groupe TV mainstream pour lequel je bosse!) on a parlé de Johnny (qu'il connait), David Guetta et Fergie...mais aussi de Gojira (qu'il apprécie), de ses solos, la scène rock actuelle et des chansons les plus inattendues qu'il écoute…!

Entre 2 Interview Slash passe d’une suite à l’autre. Avec garde du corps, attaché de presse, maquilleuse.

Il laisse ses 2 portables, sa guitare, son autre chapeau devant mon équipe (cadreur, chargé de prod et moi) médusée, seule dans la pièce (pendant bien 25 minutes !).

C’est presque touchant cette insouciance…

(il avait un IPhone et un autre portable hyper cheap type Nokia 1er prix…là encore, bizarre).

  



dimanche 30 août 2026

LA pépite du moment : Nectar Woode - Wine into Water ft. Elton John

 


OK c'est sorti au tout début de l’été.

Douce ballade au piano, un peu pop et jazz, un peu soul et Rn’B, qui pourrait rappeler (l’immense) Corinne Bailey Rae, Wine into Water traite de la nostalgie de la fin de la jeunesse et du passage à l’âge adulte. C’est tout simplement sublime, et la voix – ou plutôt la ligne de voix, si juste, sans en rajouter ‘trois tonnes’ – nous plonge dans un sentiment de béatitude et de douceur instantané.

Et la présence de Elton John n’a strictement rien à voir avec la beauté de la chanson.

Il a juste accepté de jouer du piano sur cette chanson entièrement écrite par la jeune chanteuse compositrice anglaise. Il l'a suit depuis quelques années et en pense le plus grand bien.

Moi aussi.

Ce ne sera sûrement jamais un tube. Elle sera peut-être reprise dans une fin de série ou un générique final de film, tout au mieux.

En tout cas, moi je l’adore, je me la garde 😊 et je m’apprête à contre cœur à la rentrer dans la playlist – si longue – des chefs d’œuvres qui n’auront jamais ‘percé’…

A moins que ?


 

Le nouveau Down "Blood Oath"

 


 12 ans après leur dernière production (EP Down IV part 2) le supergroupe sludge de La Nouvelle-Orléans est de retour !

Cette fois la bande de Phil Anselmo (ce dernier semblant s'être sorti de sa léthargie et avoir retrouvé une nouvelle énergie, certainement grâce à la tournée de Pantera qui dure déjà depuis 3 ans) nous met vraiment l'eau à la bouche avec cet excellent premier single, issu du futur 5éme album 'Volume V' qui sortira le 22 novembre prochain.

"Blood Oath" commence par une intro à la guitare, bluesy et saturée, nous plongeant dans un climat 'crasseux' tout droit sorti du bayou. Puis c'est là que ça devient intéressant : le morceau démarre et fait place à un énorme riff mid tempo sludge -sûrement le meilleur pondu par Down depuis...Down II: A Bustle in Your Hedgerow ! (2002) - lourd, 'rentre-dedans' et groovy à souhait. Head-banging en mode: ON!

Ça sent 'les débuts' du groupe, un petit retour aux sources, et on pensera inévitablement à 'Bury me in smoke' (Premier album 'Down'  1995), avec une production plus puissante et massive.

La voix d'Anselmo est certes moins tranchante et créative que jadis, mais la ligne de voix - dans un registre grave assumé - colle parfaitement au riff et porte la signature légendaire du King of métal. Well done Phil ! 

Morceaux lourds dans ce style ? Ballades et interludes bluesy & Vaudou ? Up-tempo Sludge & brutaux ? On attend avec impatience 'Down V' le 22 novembre prochain.


 

lundi 28 mars 2022

Taylor Rest in Peace

 Tristesse infinie avec la mort de Taylor Hawkins, le batteur des Foo Fighters.

 

                 les Foo Fighters à Rock En Seine - 2005 - Pic by Fabrice Crenel

 Je me souviens les avoir vu au Trabendo en 2002. Ca sentait le Rock et la sueur...

En 2011 à Rock En Seine, où - chanceux d'être sur scène - j'avais pu voir sous mes yeux un véritable rouleau compresseur de puissance et de groove. Taylor avait toujours le sourire aux lèvres, enfin quand on arrivait à le voir sous ses cheveux en constant mouvement.

 

                                Rock en Seine 2011 - Pic by Me :-)

 Puis à Bercy en 2017. Les Foo étaient devenus une machine à Aréna. Show bétonné et carré. Mais les dernières compos dont "Run" étaient super efficaces, avec toujours cette petite harmonie et mélodie sous-jacente qui éveille l'émotion.

Taylor déclarait il y a quelques jours tout son amour à Dave Grohl : "Putain j'aime Dave Grohl...sans Dave Grohl, je livrerai des pizzas ou serai le manager de la section batterie à Guitar Center".

Un coeur gros comme ça. always Smilin'.

Moi je t'aime Taylor.

Rest In Peace.


Bob Dylan a-t-il plagié Alain Bashung ?

 Moi je dis rien, mais je trouve qu'il y a quand même un fort air de ressemblance entre ces deux morceaux...

 Alain Bashung - "Bijou, Bijou" - 1979




Bob Dylan - "Not Dark Yet" - 1997

 


 

mercredi 17 février 2021

Gojira : new album & single !

Voilà la vraie "Victoire" de la musique en France ! 

Gojira revient avec un nouvel album 'Fortitude' le 30 avril prochain.

 

 "Fortitude" track listing:

01. Born For One Thing
02. Amazonia
03. Another World
04. Hold On
05. New Found
06. Fortitude
07. The Chant
08. Sphinx
09. Into The Storm
10. The Trails
11. Grind

En avant gôut 'Born For One thing' et sa rythmique 'gojirienne' dévastatrice et un petit refrain qui sent bon le Killing Joke 1ere époque ! 


 



jeudi 12 novembre 2020

Un peu moins connu que Joy Division ou The Cure

 The Sound, ce groupe de post-punk de South London crée en 1979, n'a pas eu le succès attendu.

Il en reste ce très intéressant "From The Lions Mouth" (2ème album, 1981) qui devrait ravir les fans des premiers Cure, Killing Joke et Joy Division.

Jolie étoile filante...

 


 


Le meilleur album métal de 2020...date de 1986 !

 


 Nous sommes en 1985 et c’est l’histoire de 3 post-ado, vivant dans la petite ville d’Eureka (ça ne s’invente pas… vive les USA !) dans le Nord de la Californie: Mike Patton, Trey Spruance et Trevor Dunn.

Ils fondent un groupe de lycée qui s’appelle Mr Bungle et sortent très vite leur 1ere démo, la bien nommée : The Raging Wrath of the Easter Bunny  [littéralement : "La divine colère du lapin de Pâques"] à la période de Pâque 1986 (cqfd !).

Se voulant Death-metal mais étant essentiellement Thrash, voir Speed-métal, cette première démo est enregistrée avec des moyens rudimentaires et se veut 100% Low-Fi assumée (tant qu'à faire !).
Les Trois musiciens sont fortement inspirés à l’époque par les ténors du Trash metal, genre avec une scène en pleine ébullition, dont les principaux chefs de fils sont Slayer !
Les démos se succèdent, Mike Patton, jeune chanteur charismatique et un peu fou, intègre le grand groupe espoir US de San Francisco Faith No More fin 1988, et « the rest is History »…

34 ans plus tard Mike Patton est devenue une légende de la musique (Rock et Contemporain).

Trey Spruance est un guitariste et producteur émérite qui enchaîne les projets les plus barrés possibles et Trevor Dunn un musicien de studio et de sessions plutôt rangé et discret.

Mr Bungle a sorti 3 albums sur la major Warner Music, et n'a plus donné signe de vie depuis 1999.

 Et courant 2019, une sensation d’inachevée tenace les foudroyant instantanément, les 3 musiciens – toujours plus ou moins en contact -  ont la lumineuse idée (Eureka !!!) de reformer Mr Bungle et ré-enregistrer leur 1ere démo ‘The Raging Wrath of the Easter Bunny’, mais cette fois, avec leur nouveaux copains/véritables légendes du métal US (qui étaient aussi leurs IDOLES back in 1985…) : Scott Ian (Anthrax) et Dave Lombardo (batteur de Slayer) !
 Après quelques dates aux USA dans ce line-up au début de l’année 2020 (pré-Covid area), la démo, ré-enregistrée, cette fois par des musiciens accomplis (et ceux qui avaient à l’époque influencés les premiers…vous me suivez ?) et avec le matériel technique de 2020, voit le jour !

Résultat : un album de Thrash sans compromis (à part peut-être une petite intro guitare à la Stanley Myers en opener) qui bastonne sans relâche pendant 56 minutes.

Double pédales pleine balle, riffs en mode surmultipliés, murs de guitares aiguisés comme une scie sauteuse, et hurlements « sous camisole » Pattoniens à gogo. Pas le temps pour les crooneries habituelles en live ou switch en mode acoustique.

Les chansons sont parfois assez complexes au niveau structure mais les changements de directions sont fluides et l’énergie omniprésente. Un peu comme si on avait du Slayer survitaminé avec quelques fantaisies groovy hardcore et une voix folle qui s’emballe « anti-clichés-metal-80ies-je-part-dans-les-aigues » posée sur le tout.

La prod, certes assez monolithique, est carrée et ultra propre, augmentant l’aspect chirurgicale et précis de ce brûlot sonore implacable.

 

En terme de résultats , Mr Bungle n'avait jamais atteint ce genre de classement. Un succès.


 Bref, un rêve d’ado se réalise. La boucle est bouclée. Est-ce qu’on ne tiendrait pas là l’album métal de l’année 2020, 34 ans après sa conception ?

Une belle histoire en tout cas.