lundi 21 septembre 2026

Slayer « Repentless » sorti il y a 11 ans : retour sur le dernier album du groupe


Nous étions en septembre 2015, Slayer sortait « Repentless », son 11e album studio.
À l'époque, j'avais évidemment publié ma chronique sur SPARK.

Onze ans plus tard, alors que l'album est devenu le dernier disque studio de l'histoire du groupe, retour dans les archives du blog pour relire ce que j'en pensais à sa sortie.

Et visiblement, j'avais quelques petites choses à lui reprocher…

NOTE : 2,5 / 5

"Rien de spécial dans le 11éme et nouvel album de Slayer.
La pochette est somptueuse, certes, mais les riffs sont plutôt redondants, sans être géniaux ou explosifs comme à l'accoutumé.
Pas grand chose à dire au final. Il fallait s'en douter, l'absence de Jeff Hanneman pèse. J'attendais beaucoup de Paul Bostaph, batteur survitaminé, à la frappe qui claque...déjà présent dans le quatuor de Los Angeles entre 1992 et 2002. Mais il n'est pas plus convaincant que ça, et le mix de batterie me paraît un brin bizarre. A des années lumières du festival 'Divine Intervention' ou le métronome feu d'artifice de 'Undisputed attitude'.
Reste quelques bons morceaux tels que 'Repentless', 'Cast the Stillness Comes', le rouleau compresseur 'Vices' ou encore l'ultra efficace 'Take Control' (mon morceau préféré).
Jetez un oeil (un peu plus bas) sur la vidéo de 'Repentless', où le groupe n'a vraiment pas fait dans la dentelle.
L'énergie est quand même là, et  un Slayer même 'moyen' mérite toujours la moyenne.
Cela fait quasi 10 ans que le groupe n'a pas sorti un bon album (2001 : le très hardcore 'God hate us all'). Préoccupant tout de même."

...et le clip de Repentless ci dessous  Featuring un paquet d'acteurs de films d'horreur et série B :
Derek Mears ("Predators", "Friday The 13th"), Tyler Mane ("Halloween"), Jason Trost ("Hatchet III"), Danny Trejo ("Machete", "From Dusk Till Dawn"), Tony Moran ("Halloween"'s Michael Myers, "American Poltergeist"), Sean Whalen ("Men In Black", "Halloween II"), and Vernon Wells ("Mad Max 2", "Commando", "Weird Science").

Tout en délicatesse (effets gores à gogo).


dimanche 20 septembre 2026

Beck 'Ride Lonesome' : Sombre, intime… et absolument superbe

Pas de loufoquerie, pas de crossover de styles à tout-va : avec Ride Lonesome, son 15éme opus, Beck nous livre un album très intime, acoustique et sombre, ponctué de quelques beaux rayons de soleil.

Un de ces albums très personnels qui rappellent Sea Change (2002) ou Morning Phase (2014).

Pour vous situer l’ambiance musicale, l’ombre de Nick Drake plane tout au long du disque, notamment sur In The Night ou Disappearing Act. On retrouve également des réminiscences de Procol Harum et de son mythique A Whiter Shade of Pale sur Beyond The Light, tandis que les Rolling Stones ne sont jamais très loin sur If You Don’t Know What Love Is, qui évoque par moments Wild Horses. Le presque religieux For Your Love nous offre un moment de grâce absolu.

Comme si Beck prolongeait l'esprit de sa reprise des Korgis, Everybody’s Got to Learn Sometime (en 2004)…dans un grand voyage de douze titres.

Le résultat est un album nostalgique, mélancolique et profondément introspectif. À l'opposé de certains de ses disques plus fun, foutraques ou lumineux, on retrouve ici la facette la plus sombre et la plus fragile de Beck.

Et c’est absolument superbe.

La présence de nombreuses cordes autour d’une folk assez minimaliste donne à l'ensemble un côté à la fois classieux et chaleureux, soutenu par une production particulièrement élégante.

Sans oublier les touches country et la guitare pedal steel, très présentes tout au long de l'album, qui accentuent encore son côté cinématographique et donnent parfois l'impression de traverser de grands espaces américains.

Beck lui-même décrit ce nouvel album comme ‘une sorte de voyage acoustique au ralenti, entre crépuscule, désert du Mojave et transe émotionnelle’.

Et ce retour à cette veine n'est pas totalement un hasard : Ride Lonesome retrouve plusieurs musiciens qui avaient accompagné Beck sur Sea Change, Morning Phase et Mutations. L'album est produit par Beck et mixé par Nigel Godrich, déjà aux commandes de Sea Change.

Avec Ride Lonesome, Beck signe donc un album qui semble regarder davantage dans le rétroviseur que vers l'expérimentation. Un disque de solitude, de perte et de mélancolie, mais jamais complètement désespéré.

Note : 4,3 / 5

À écouter : Ride Lonesome, In The Night, For Your Love


 

vendredi 18 septembre 2026

Beabadoobee, Pylon : le coup de cœur de la rentrée

Coup de cœur. ❤️

Elle m’avait subjugué avec la ballade « Death Bed (Coffee for Your Head) » il y a quelques années.

Avec Pylon, son quatrième album, qui sort aujourd’hui, Beabadoobee nous livre un opus alt-rock, un peu pop, parfois électrique, souvent aérien et surtout très bien ficelé. Ça sent bon le rock-grunge des années 90. Que ce soit dans les compos, comme la production.

Et il y a de belles collaborations : Hayley Williams, la chanteuse de Paramore, sur « Nothing To Prove ». Brendan Yates, du groupe punk-hardcore Turnstile, apparaît lui sur « Powerlines », une autre belle réussite de l’album.

On murmure également que Chino Moreno, le chanteur des Deftones, aurait posé des background vocals sur plusieurs titres du projet, contribuant encore davantage à cette ambiance rock/grunge 90’s. À vérifier sur « Powerlines » ? « Satellite » et son refrain très deftonien pourraient également être concernés…

L’album est super cohérent et s’écoute d’une traite. Quelques moments plus énervés côtoient des titres de fin plus folk et doux, comme une entrée progressive dans un rêve.

Son troisième album avait été classé n°1 en Angleterre. Il y a donc fort à parier que celui-ci connaisse un succès encore plus important.

Le rock des années 90 n’a jamais semblé aussi actuel.

Note : 4,4/5 

A écouter en priorité: Write me a letter, Memories, Pylon, nothing to Prove, Power lines, Satellite