22h32 - set de Suicidal Tendencies - fin du concert - tout le monde sur scéne
C’était hier soir, au Bataclan, dernière date du Persistence tour 2012 : Walls Of Jericho, Terror, Biohazard et Suicidal tendencies ont littéralement chauffé à blanc un Bataclan plein à craquer.
Arrivé pendant le set de Walls of Jericho, je n’ai pu que constater la grosse forme du groupe du Michigan. Je les avais déjà vu il y a quelques années à la Loco, et les gros « murs de guitares saturées» m’avaient déjà impressionnés. Rebelote hier soir. Gros son, et une Candace Kucsulain à la musculature plus saillante que jamais et agressive à souhait.
Puis c’est au tour des californiens de
Terror de prendre d’assaut la scène du Bataclan. Plus proche du son Hardcore New Yorkais que Californien, le quintet de L.A. a littéralement embrasé la salle avec une prestation brutale et 0% finesse.
Le groupe bénéficiait d’une bonne ‘fan-base’ dans la salle du coup, le pogo a commencé à prendre et en quelques minutes ça « stage-divait » partout et les « violent-danceurs » s’en donnaient à cœur joie : en route pour les moulinets !
Avec un son clair et puissant, et un Scott Vogel –véritable gueule de ricain, aux faux airs de G.I revenu dépressif d’Irak- visiblement très énervé et excité, le groupe a tout simplement donné une énorme claque au public parisien. La révélation pour moi.
Puis c’est au tour de
Biohazard d’arriver sur scène, sans le leader Evan Seinfeld (qui a quitté le groupe, remplacé par Scott Roberts , membre de la famille ‘Biohazard’ depuis longtemps et sosie officiel de Evan) ni le batteur culte Danny Schuler parti retrouver sa femme qui vient d’accoucher outre atlantique (et remplacé par Danny Lamagna de Sworn Enemy : excellent !).
Pas de surprise avec le trio de Brooklyn : ça envoie sévère, il y a une énorme énergie et chaque morceau est un « tube » potentiel.
Un peu déçu par l’immense absence de Seinfeld, on se rattrape avec Graziadei, dans une forme Olympique et qui fait le show. Le mec a toujours autant la patate, comme en 92, 2002…
Pareil pour Hambel qui comme à son habitude envoie des solo ‘lames de rasoirs’ et balance des murs saturés, plus lourds les uns que les autres, en gardant sa veste en cuir trop grande (malgrés les 40°C dans la salle) et ses lunettes noirs de vieux pirate HxC mi-gangsta mi-clodo…Ce mec est une légende vivante du Hardcore. Aucun fake, rien que de l’authenticité. Maximum respect.
Seul petit bémol : On entend pas bien Scott Roberts et le son général n’est pas très claire, un peu brouillon, guitares pas assez fortes.
Autre soucis ENORME: pas de barrière, ni de sécu devant la scène du Bataclan ( !!!!)
Alors oui, c’est cool, un vrai esprit de liberté règne dans la salle, par contre, compte tenu que c’était aussi la dernière date de la tournée, -les groupes ont, je pense, fait preuve d’un peu de laxisme et de ‘on laisse faire’…ce qui est tout à leur honneur – tout le monde a voulu monter sur scène et c’est vite devenu du grand « n’importe quoi ».
Ca peut-être sympa, mais les relous qui restent 8 min sur scène, se prennent pour des stars, sont complétement bourrés ou emmerdent le groupe, c’est vraiment pénible.
D’après moi ça a un peu coupé l’énergie flamboyante de la prestation, et je pense qu’inconsciemment ça devait agacer le groupe, même si ils n’ont montré aucun signe (ou gestes déplacés) d’énervement.
Et ils n’ont pas fait de rappel non plus (pas de ‘Hold My Own’, le rappel habituel). Bref, set assez court, mais quand même intense (l’ampli de Billy merdait aussi à la fin ce qui explique peut-être cela).
Setlist :
Failed Territory (intro concert)
Urban discipline
What make us Thick
Reborn
Black and white and red all over
Retribution
Vengeance is mine
Love denied
Shades of grey
Punishment (avec Candace Kucsulain de Walls of Jericho au chant)
Enfin
Suicidal Tendencies arrive, et là ça devient la folie.
La salle entière pogotte !! Et Rebelote aussi, tout le monde sur scène…
C’est clairement festif mais cette invasion de la scène coupe une fois de plus une partie de l’énergie déployée.
On a droit à un solo de l’extra-terrestre Eric Moore et tous les classiques du groupe, en version ‘longue’ et jam :
You can’t bring me down
Institutionalized
War inside my head
Subliminal
Possessed to skate
Cyco Vision
Pledge your allegiance
Memories of tomorrow
Setlist un peu courte, plutôt oldschool mais terriblement punk and hardcore. Mike Muir, pas loin des 50, n’a pas arrêté de bouger et de courir. Impressionnant.
Suicidal Tendencies - Mike Muir demande à la foule un Wall of Death
Le concert se termine en apogée avec tous les groupes du Persistence tour sur scène et évidemment, le public ! Bref, 200 personnes et Mike Muir en train de chanter en haut de l’ampli basse au fond.
A la fois Euphorique et bizarre comme moment.